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Mon engagement ! Qui me rejoint?

 

 Bonjour,

 Je vous souhaite en belle forme au cœur de l’été.

 Vous avez été nombreux comme jamais à m’écrire suite à ma dernière newsletter et je vous remercie du fond du cœur pour vos messages de remerciements et d’encouragements. Cela donne du sens pour moi au fait de vous écrire et partager mes ressentis et vécus du moment.

Mon actualité est encore en lien avec les mesures prises dans différents pays et j’aimerais revenir sur quelque chose que j’ai beaucoup entendu depuis que la vaccination a débuté. J’aimerais être très clair : même si je n’ai pas l’intention de me faire vacciner, je suis très compréhensif et ouvert face à ceux qui font un choix différent. Ce qui m’a le plus surpris, pour ne pas dire choqué, c’est le nombre de fois où j’ai entendu quelqu’un me dire : « je me vaccine pour être libre!, libre de voyager, d'aller au restaurant. » Est-ce que la liberté se limiterait à aller au restaurant et de sortir de son pays pour les vacances ? Est-ce que je suis dépendant de décisions extérieures pour être libre? Cela me parait non seulement très réducteur mais aussi une vision de la liberté qui est, selon moi, erronée. La liberté comme la sécurité, sont deux états que je travaille énormément dans mes ateliers et pour l’un comme pour l’autre, ils ne sont habités, réellement présents, uniquement en soi ; autrement dit, ils ne dépendent d’aucune condition extérieure. J’ai bien dit aucune, ni l’argent, ni faire ce qu’on veut quand on veut. Je sais que pour notre mental, c’est bien difficile à comprendre, à accueillir. 


Personnellement, j’ai 2 maitres qui ont parlé de liberté comme je n’aurais pas été capable de le faire : Nelson Mandela, en prison durant de très nombreuses années, disait : « vous pouvez m’emprisonner mais pas faire de moi un prisonnier. » Autrement dit, même si je suis dans une prison, ce n’est que moi qui choisis de me voir ou pas comme prisonnier. D’ailleurs dans ces mémoires, il explique comment il a toujours continué de transformer les mentalités en discutant avec les gardiens de prison, en échangeant sur les stratégies futures avec d’autres prisonniers. Il s’est adapté à son environnement pour continuer sa mission.

 Roger Mc Goven, condamné à mort pour un crime qu’il n’a pas commis. Je vous invite à regarder le site et le documentaire sur cet homme si touchant. Dans un livre relatant ses correspondances avec Pierre Pradervand, il dit ceci : « aucun mur, aucun barreau de prison ne pourront m’empêcher de me sentir libre. ». Chaque fois que je repense à cette citation, cela fait « Wouah » au plus profond de mon être. 

Probablement que pendant un petit temps (car je reste optimiste), je ne pourrai ni aller au restaurant, ni au cinéma, ni dans des bars. Peut-être que je ne pourrai pas me rendre à la rencontre annuelle de mon mentor à l’étranger au mois de novembre.

 Est-ce que cela va me faire souffrir ? Probablement pas.

Est-ce que cela m’empêchera d’être heureux ? Assurément pas.

Mon bonheur, comme ma liberté et ma sécurité, ne dépendent d’aucune condition extérieure. Est-ce facile à vivre ? Parfois oui, parfois non. Pourquoi est-ce parfois difficile à vivre ? Car mon mental veut autre chose que la réalité. Et là, je me souviens de cette puissante citation d’Antony de Mello : « La souffrance est la différence entre ce qui est et ce que j'aimerais qui soit. Plus la différence est grande, plus la souffrance est grande ». A moi d’accueillir cette réalité aussi inconfortable soit-elle, ou pas, et je peux passer à autre chose.

 Enfin, nous ne reviendrons jamais au monde d’avant et c’est tant mieux car ce que nous vivons n’est que le fruit de nombreuses dérives de comportements, de croyances, de lois obsolètes, entre autres. Par contre, pour imaginer un monde différent, plus harmonieux, la Vie nous offre un superbe défi : accueillir chaque être humain dans ses différences. Je n’avais jamais ressenti autant de clivages que durant cette période et j’y ai participé. Apprenons à nous aimer, à nous accueillir au-delà de nos différences, croyances différentes, perceptions de la réalité autres. Je le reconnais, j’ai du chemin devant moi et je ferai mon possible pour construire ce « nouveau monde » en accueillant chacun tel qu’il est et en étant moins réactif quand je suis stimulé. C'est un chemin, avec de nombreux défis que je vois comme une merveilleuse opportunité de croissance intérieure. Vous me rejoignez

https://cjunodconseil.com/

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